Championnat de France d’athlétisme Nancy - J1

"L’oeil du P.P."

Pour cette première chronique une petite explication s'impose...Ainsi pour les non initiés, un P.P. au collège, n'est pas une personne d'un âge certain - voire avancé -, mais un Professeur Principal. C'est avec cette casquette et celle de professeur de sciences physiques, entre autre, que me voilà accompagnateur des 16 élèves de la 3C (dont je suis le P.P.) et bien sur des 6 élèves de 4C (pour lesquels je ne suis pas P.P., ni mémé d'ailleurs, mais professeur de sciences physiques).

P.P. donc mais aussi grand amateur de Sport et d'athlétisme particulièrement, présent dès que possible sur les stades pour assister aux exploits des élèves et les encourager. Alors quand Éric et Rémi me sollicitent pour accompagner le groupe, qui plus est pour un événement comme les finales nationales, ma réponse est instantanée et composée de trois voyelles : O, U et I ! Me voici donc embarqué dans cette aventure, avec une joie intense et prêt à vous la faire vivre au mieux. Alors c'est parti et place au premier acte...

Acte I - Mardi 11 juin

'' Nancy nous voilà ! ''

L'attente d'un départ en voyage scolaire est souvent excitante et ce départ ne déroge pas à la règle... Arrivées les premières, Clémentine et Romane arpentent le parvis en attendant leurs camarades qui se présentent au compte goutte. Vers 10h46'53'' (une compétition se gagne au moindre détail, je vous le rappelle) les 22 sont là où plutôt les 23 car Patrick la mascotte est aussi du voyage, salut Patrick ! Voilà donc nos 23 athlètes heureux de se retrouver et pressés de monter dans le car qui à défaut d'être présent commence à alimenter les conversations. Ainsi les pronostiques sont lancés sur la compagnie de car, pour certains ce sera les cars Hamel, pour d'autres les cars Ambard, j'entends même les cars Cassone mais je n'en suis pas sur et pour ma part je mise sur les cars Paccio mais je n'arrive pas à trancher...

Nous n'aurons pas le temps de trop débattre car notre moyen de locomotion arrivera à l'heure. Pas le temps non plus de dire "le car est là " que les 22 bondissent d'un seul homme et se retrouvent tous devant la porte, prêts à prendre place et à y rejoindre l'équipe de Savigny qui le partagera avec nous durant les 4 jours. Mme Azran et M Costantini sont présents, une dernière photo de groupe, un petit coucou aux parents (besoin de mouchoirs pour certains ?) et le 12 cylindres en V bi-turbo à refroidissement par azote liquide 215 chevaux 0 à 100 km/h en 2s25 se trouvant sous le capot de notre car se met à vrombir... oui il faut savoir que tous les moyens ont été pris pour que notre voyage se passe dans les conditions les plus optimales, c'est ça aussi le haut niveau ! Quelques gouttes mouillent le pare brise, "les larmes de nos adversaires "me souffle Éric, je note ainsi toute la confiance qu'il porte au groupe. Passage rapide par le gymnase pour récupérer les perches (personnellement je préfère la truite mais j'ai décidé de ne pas faire la fine bouche ) et nous voilà sur l'autoroute A4 en direction de "Nancy "

Pas le temps de papillonner car les coachs distribuent déjà les fiches individuelles d'objectifs aux athlètes : moment de réflexion pendant lequel chacun va devoir se positionner et envisager sa compétition en termes d'objectifs à réaliser (minimum, ambitieux et rêvé). Ambiance studieuse aussi pour Rémi et Éric qui potassent sur les compositions d’équipes qui pourront varier selon le programme de la compétition... tous les scenaris sont pris en compte, encore une fois rien n'est laissé au hasard !

Vers 13h des grondements viennent se superposer au bruit du moteur et je m'en inquiète auprès de notre chauffeur, mais rien ne semble anormal... Les bruits se faisant de plus en plus forts je me rend compte qu'ils proviennent de nos voisin(e)s de derrière et plus particulièrement de leurs estomacs qui commencent à crier plus que famine. Une pause s'impose ce que nous faisons sur la première aire d'autoroute... ma conscience m'oblige à avouer tout de même que mon propre ventre participait aux bruits suspects entendus une heure avant. Ces 45 minutes permettent donc à tout le monde de refaire le plein et de retourner dans le car où la digestion va s'avérer fatale pour certains mais rien ne filtrera ici.

16h00 ! Le car sort de l'autoroute pour se faufiler dans... les bouchons nancéiens. Après un petit détour dans l’agglomération, et un test de hauteur du car, nous apercevons le stade M. Petit (pour les footeux ce stade jouxte celui de l'A.S. Nancy Lorraine à savoir M. Picot ). Éric et Rémi se chargent de l'administratif, je jette un œil sur la bande des 22 mais après ce voyage ils décident de rester tranquille sur la pelouse profitant des rayons du soleil qui nous fait le plaisir d'apparaître. Après le briefing d'accueil, nous allons nous restaurer. Au menu : salade verte, tartiflette, yaourt et compote. Sans trop rentrer dans les détails l'organisation est parfaite j'y reviendrai plus tard certainement.

20h30 nous voici en direction de l'hôtel, un formule1 (comme le car pour ceux qui ont suivi depuis le début). C'est ici que je vais terminer cette première chronique... je vous retrouve demain, bonne nuit !!


Adrien HUGUET